[LITTÉRATURE] LE SILENCE D’ISRA

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Titre : LA SILENCE D’ISRA

Titre original : A woman is no man

Auteur : Etaf Rum

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Diniz Galhos

Edition : Les Éditions de L’Observatoire

Nombre de pages : 432 pages

Date de parution : 8 Janvier 2020

Genre : Contemporain


Quatrième de couverture :

PALESTINE, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : avant même son dix-huitième anniversaire, la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vivent son époux et sa nouvelle famille.

La tête encore pleine de chimères adolescentes, Isra espère trouver aux États-Unis une vie meilleure mais déchante vite : les femmes sont cloitrées à la maison, avec les enfants ; les maris, peu loquaces, travaillent jour et nuit. Invisible aux yeux du monde, la jeune fille autrefois rêveuse disparaît peu à peu face à la tyrannie de sa belle-mère et la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. Mais comble du déshonneur, Isra ne met au monde que des filles, dont la fougueuse Deya…

BROOKLYN, 2008. Deya, 18 ans, est en âge d’être mariée. Elle vit avec ses sœurs et ses grands-parents, qui lui cherchent déjà un fiancé. Mais la révolte gronde en Deya, qui rêve d’aller à l’université et se souvient combien sa mère était malheureuse, recluse et seule. Alors qu’est révélé un secret bien gardé, Deya découvre que les femmes de sa famille sont plus rebelles que ce qu’elle croyait et y puise la force de changer enfin le cours de son destin.


Avis :

L’auteure nous invite à suivre par alternance, la vie de deux femmes, à presque 20 ans d’écart dans deux pays différents. Tout d’abord, en 1990, en Palestine, avec Isra, puis en 2008 à Brooklyn avec Deya.  Très vite, le lecteur apprend que Deya n’est autre que la fille d’Isra, deux époques et deux pays différents et pourtant c’est le même destin que sa mère qui semble attendre la jeune fille. En 1990, en Palestine, Isra est mariée de force à un palestinien vivant aux Etats-Unis, elle n’a pas d’autres choix que de le suivre et dire adieu à sa famille, et aux rêves qu’elle ambitionnait à savoir faire des études supérieures et son goût pour la lecture. En 2018, nous suivons Deya, la fille, qui vit avec ses soeurs chez ses grands-parents, et qui est en âge d’être mariée, très vite les possibles époux se succèdent, et la jeune fille comprend très vite que c’est un mariage forcé qui l’attend.

J’ai eu un immense coup de coeur pour ce roman, que j’ai dévoré en deux jours. L’écriture de l’auteure dont c’est le premier roman est poignante, émouvante, sensible, humaine, sincère et rend hommage aux femmes qui n’ont pas le choix que de devoir être contrainte de se marier et subir parfois la violence de leur époux. Les personnages féminins sont très attachants et très vite, les pages défilent à toute allure, tellement l’envie de savoir ce qu’il va advenir de l’une et de l’autre des deux femmes est importante. L’alternance des points de vues permet de garder un petit suspense afin de savoir ce qu’il va advenir de nos héroïnes.

Je vous conseille vivement ce roman, qui est une histoire poignante et sensible sur la condition des femmes.


Citation

« Toutes les nuits, elle lisait à la fenêtre. Elle avait fini par se dire que tant qu’à être une âme en peine, mieux valait l’être avec des livres que sans. ».


Note 

9/10 

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