[LITTÉRATURE] CLASSE UNIQUE

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Titre : CLASSE UNIQUE

Auteur : Roger Judenne

Edition : De Borée

Nombre de pages : 299 pages

Date de parution : 12 Septembre 2019

Genre : Récit du terroir


Quatrième de couverture :

Années 1970, Jacques Gaubert est le maître d’école d’une classe unique dans un petit village de Beauce, non loin de Chartres. Comme le veut la tradition, il est aussi secrétaire de la mairie. Jusqu’au jour où l’inspecteur de l’Education nationale lui signifie la fermeture de l’école pour cause d’effectif insuffisant. Cette annonce signifie le départ de la famille Gaubert. Une catastrophe d’autant plus grande que son épouse est infirmière : le village va perdre à la fois ses enfants, son instituteur et le seul soutien médical présent dans le canton. Des drames personnels et familiaux se profilent à l’horizon de cette désertification rurale. Pour sauver la classe et le village, Jacques et son maire vont tenter de créer un regroupement pédagogique, seule solution pour faire reculer l’Inspection académique. Mais il va falloir composer avec les maires des communes voisines, dont Aimé Duval, octogénaire communiste et résistant de la dernière heure, qui aime mettre des bâtons dans les roues de ses concitoyens. 


Avis :

Dans les années 1970, Jacques Gaubert est instituteur dans une classe unique non loin de Chartres et secrétaire de la mairie du petit village de Beauce. Mais un jour, un inspecteur de l’Éducation Nationale vient lui annoncer la fermeture de l’école pour cause d’effectif insuffisant. L’annonce est d’autant plus importante que si cela se produit, la famille Gaubert devra quitter le village et l’épouse de l’instituteur est la seule infirmière du coin. Pour Jacques Gaubert, cela va signer le début d’un long combat pour que l’école ne ferme pas et marquer le début des regroupements pédagogiques. 

L’auteur qui est aussi instituteur et secrétaire de mairie comme son personnage principal, nous peint alors le décor de l’époque, les conseils municipaux, la vie à la campagne au sein du petit village où les caractères sont parfois bien trempés. On sent à travers la plume de l’auteur du vécu et une connaissance précise du sujet dont il parle. L’instituteur du roman souhaite à tout prix préserver sa classe unique, son école et surtout que chacun puisse rester dans son petit village et préserver au maximum la campagne alors que la tendance est à tout décentrer dans les grandes villes.

J’ai apprécié ce roman, qui est écrit avec minutie et détail, mais pour moi, il a manqué un petit quelque chose, peut-être une histoire un peu plus riche en émotion en parallèle de ce combat pour préserver l’école, pourquoi pas plus de détail sur la relation entre Jacques Gaubert et sa femme Marianne qui est infirmière et leurs deux enfants ? Chacun aurait pu avoir des avis un peu plus tranchés et cela aurait rajouté un peu de suspense au roman, cependant comme toujours avec les éditions De Borée, je ne suis jamais déçue des belles histoires que cette maison d’édition peut proposer aux lecteurs ! 


Citation

« La campagne, elle n’aime pas. D’un naturel précieux et égocentrique elle se sent dévalorisée et nourrit un fort ressentiment envers une administration qui l’a reléguée au milieu d’une plaine de Beauce qu’elle trouve sinistre. En raison de la haute idée qu’elle se fait d’elle-même et de la compétence supérieure qu’elle s’attribue, elle considère comme une vaste injustice son affectation à Colville. »


Note 

7/10 

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